types de méthodes d'authentification

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Authentication

Quels sont les différents types d'authentification ?

L'authentification est la clé pour sécuriser les interactions en ligne, garantissant que seuls les utilisateurs autorisés peuvent accéder aux comptes et services. Avec la montée des menaces informatiques, les entreprises doivent adopter des méthodes d'authentification qui assurent à la fois la sécurité et une expérience utilisateur fluide.

Rowan Haddad

Responsable Contenu et SEO

Résumé

Face à une augmentation de 44 % des attaques ciblant les applications publiques (IBM) et un coût moyen de 4,4 millions de dollars par violation de données, le choix de votre méthode d'authentification est une décision commerciale stratégique. Cet article détaille les différentes méthodes selon trois grands facteurs (ce que vous savez, ce que vous possédez ou ce que vous êtes) et vous explique comment adapter la robustesse de l'authentification au modèle de menace réel de votre produit, plutôt que d'opter systématiquement pour une solution générique.

L'authentification est le processus de vérification de l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système, une application ou un compte. Il existe aujourd'hui plusieurs types de méthodes d'authentification que les entreprises utilisent pour sécuriser les interactions en ligne. Le choix de la bonne méthode, ou de la bonne combinaison, dépend de vos besoins de sécurité, de la tolérance de vos utilisateurs aux frictions et de la nature de ce que vous protégez.

Les cyberattaques ne sont plus une possibilité lointaine mais une réalité opérationnelle pour les entreprises modernes. En particulier, à mesure que l'adoption de l'IA s'accélère, les attaquants l'utilisent de plus en plus pour intensifier leurs efforts, exploitant les failles des systèmes d'identité, des contrôles d'accès et de la gestion des identifiants. Selon les dernières recherches de IBM en matière de renseignement sur les menaces, les attaques exploitant les applications publiques ont augmenté de 44 %, ciblant souvent des systèmes dotés d'une authentification absente ou faible. En d'autres termes, les attaquants ne deviennent pas nécessairement plus sophistiqués. Ils deviennent plus rapides, plus efficaces et mieux armés pour exploiter les failles de sécurité fondamentales.

Cela s'accompagne de graves conséquences pour les organisations, le coût moyen mondial d'une violation de données atteignant 4,4 millions. Par conséquent, l'authentification n'est plus une fonctionnalité facultative mais une couche de sécurité essentielle. Les décisions concernant la mise en œuvre de vos systèmes d'OTP et de Verify affectent directement votre exposition à de telles menaces. Ce qui semble être un simple choix d'implémentation peut en fin de compte déterminer la résilience de votre produit face à des attaques de plus en plus automatisées et à grande échelle. 

Les méthodes d'authentification se répartissent généralement en trois catégories : ce que vous savez, ce que vous possédez ou ce que vous êtes. Nous abordons la distinction entre authentification et vérification plus en détail ici si vous souhaitez avoir une vision plus complète. Dans ce guide, nous nous concentrerons sur l'aspect pratique : les méthodes spécifiques disponibles aujourd'hui, le fonctionnement de chacune d'elles et le moment idéal pour les utiliser.

Chaque méthode présente ses avantages et ses inconvénients. Il est donc essentiel de trouver le bon équilibre entre sécurité, coût et facilité d'utilisation pour votre cas d'usage spécifique. Passons en revue les différentes méthodes d'authentification pour voir comment elles se positionnent.

Qu'est-ce que l'authentification ?

L'authentification est le processus de vérification de l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système, une application ou un compte.

Pour faire simple, chaque fois que vous vous connectez à une application, consultez vos e-mails ou même déverrouillez votre téléphone avec la reconnaissance faciale, vous passez par un processus d'authentification. Si vous réussissez ce processus, vous obtenez l'accès. Sinon, vous restez bloqué à l'extérieur de votre compte.

Il s'agit essentiellement d'un processus conçu pour limiter le risque de fraude en protégeant les données des utilisateurs et en évitant qu'elles ne tombent entre de mauvaises mains. C'est pourquoi l'authentification est devenue la pierre angulaire de la sécurité numérique.

Pourquoi l'authentification est-elle si importante ?

Dans le paysage numérique actuel, une authentification robuste n'est plus facultative, elle fait partie intégrante des pratiques de sécurité de toute entreprise, car les attaques ciblent principalement les identités en volant des informations de compte telles que le nom, les dates de naissance et d'autres détails personnels.

Par conséquent, les organisations qui stockent de vastes volumes d'informations hautement sensibles et confidentielles sont des cibles privilégiées pour les attaques cherchant à dérober des identifiants de connexion afin de s'introduire dans ces systèmes. Les mots de passe traditionnels ne suffisent plus. L'authentification des utilisateurs constitue donc une ligne de défense essentielle contre des cybermenaces généralisées.

Dans le fond, l'authentification est une question de sécurité. En demandant aux utilisateurs de vérifier leur identité, les entreprises peuvent protéger les données de leurs clients et empêcher les accès non autorisés. Cette protection s'étend non seulement aux informations clients, mais aussi à l'intégrité de l'ensemble de la plateforme, garantissant ainsi que les organisations respectent les exigences de conformité liées à la protection des données et à la vie privée.

Toutefois, la valeur de l'authentification ne réside pas seulement dans la sécurité : c'est aussi un moyen efficace d'instaurer la confiance. Lorsque les utilisateurs ont la certitude que leurs données sont protégées, ils sont beaucoup plus enclins à utiliser un produit ou un service et à lui rester fidèles dans le temps.

Surtout, la mise en place d'un processus d'authentification fluide réduit les frictions lors de l'onboarding et de la connexion, ce qui permet aux utilisateurs de finaliser plus facilement leurs actions clés. Un système d'authentification bien conçu renforce la sécurité et contribue à simplifier le parcours client, autant d'éléments essentiels au succès numérique moderne. 

Comment fonctionne l'authentification ? 

De manière générale, l'authentification consiste à confirmer l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système. Bien que cela puisse sembler instantané pour l'utilisateur, plusieurs étapes se déroulent en arrière-plan pour garantir un accès sécurisé. Voici ce qui se passe lorsqu'un utilisateur tente d'accéder à une application ou à un autre système protégé :

  1. L'utilisateur fournit ses identifiants : Le processus commence lorsque l'utilisateur fournit ses identifiants pour accéder à une application ou à un système protégé. Il est invité à fournir une ou plusieurs formes d'identification, comme un nom d'utilisateur et un mot de passe, ou via un mot de passe, un OTP, la reconnaissance faciale, ou une combinaison de ces éléments.

  2. Les identifiants sont transmis de manière sécurisée et vérifiés : Le système envoie ensuite une requête au fournisseur d'authentification, qui compare ces identifiants avec les données stockées. Par exemple, le système compare votre scan facial avec un modèle enregistré. Cette étape ne devrait prendre que quelques secondes.

  3. Contrôles supplémentaires (si nécessaire) : Dans les systèmes hautement sécurisés, des niveaux de vérification supplémentaires peuvent être appliqués, comme l'authentification multifacteur (MFA), la reconnaissance de l'appareil ou des vérifications de localisation.

  4. L'accès est accordé ou refusé : Si les identifiants sont vérifiés avec succès, l'utilisateur accède à l'application ou au système et reçoit un jeton d'authentification. Dans le cas contraire, l'accès est refusé et l'utilisateur est invité à réessayer ou à effectuer des étapes de vérification supplémentaires. 

Toutes ces étapes se déroulent généralement en quelques secondes seulement.

Pour imaginer comment cela fonctionne en pratique : prenons le cas d'un utilisateur qui se connecte à ses comptes bancaires en ligne via l'application mobile de sa banque.

  • L'utilisateur ouvre d'abord l'application, qui l'invite à saisir son mot de passe ou à utiliser la reconnaissance faciale.

  • L'application transmet ces informations de manière sécurisée au système d'authentification de la banque.

  • Le système vérifie ensuite ses identifiants en comparant le mot de passe ou le scan facial aux données enregistrées.

  • Comme l'utilisateur tente d'accéder à un service sensible, il peut lui être demandé de saisir un mot de passe à usage unique (OTP) envoyé sur son appareil mobile — un SMS OTP.

  • Si tout est conforme, l'utilisateur accède à son compte. 

Si le système détecte une activité suspecte, comme une tentative de connexion depuis un nouvel appareil ou un lieu inhabituel, il peut demander une vérification supplémentaire ou refuser l'accès. 


Méthodes d'authentification des utilisateurs

À mesure que la technologie évolue, les méthodes d'authentification disponibles pour protéger les comptes des utilisateurs évoluent également.

Avec la multiplication d'attaques de plus en plus sophistiquées comme le phishing, les attaques par force brute et le credential stuffing, les approches traditionnelles basées uniquement sur les mots de passe ne suffisent plus. Pour y répondre, des méthodes modernes telles que l'authentification multifacteur (MFA), la vérification biométrique et les passkeys ont vu le jour afin d'offrir une sécurité renforcée et multicouche.

Ces méthodes réduisent non seulement la dépendance à l'égard d'identifiants vulnérables, mais elles améliorent également l'expérience utilisateur globale en permettant un accès plus rapide et plus sécurisé.

1. Qu'est-ce que l'authentification basée sur la connaissance (KBA) ?

La KBA est l'une des méthodes les plus anciennes et les plus utilisées, basée sur « quelque chose que vous connaissez », généralement des mots de passe ou des questions de sécurité pour vérifier l'identité d'un utilisateur. Bien que simple et familière, elle s'avère de plus en plus insuffisante à elle seule face aux menaces actuelles.

  • Comment ça marche ? Les utilisateurs créent un mot de passe ou répondent à une question de sécurité lors de leur inscription. Lors de la connexion, le système vérifie si leur saisie correspond aux identifiants stockés.

  • Pourquoi est-ce utile ? Elle est facile à mettre en œuvre, ne nécessite aucun appareil supplémentaire et est universellement comprise par les utilisateurs. Elle est donc accessible aux entreprises comme aux utilisateurs.

  • Où pêche-t-elle ? La plupart des gens réutilisent leurs mots de passe, ce qui en fait une mine d'or pour les pirates. Cela signifie que si un mot de passe est exposé, plusieurs comptes sont en danger. Les attaques de phishing, le credential stuffing et les tentatives de force brute exploitent la faiblesse des mots de passe. Les questions de sécurité sont également fragiles, car les réponses peuvent souvent être devinées ou trouvées en ligne.

  • Idéal pour : Les applications à faible risque ou comme facteur de soutien dans le cadre d'une authentification multifacteur. Cependant, s'en remettre uniquement à la KBA pour des données sensibles revient à fermer sa porte à clé tout en laissant cette dernière sous le paillasson.

2. Qu'est-ce que l'authentification basée sur la possession ?

L'authentification basée sur la possession repose sur « quelque chose que vous possédez », comme un appareil mobile, une clé de sécurité ou une application d'authentification. Contrairement aux mots de passe, qui peuvent être devinés ou volés, cette méthode nécessite un appareil externe, ce qui en fait un choix d'authentification plus solide.

  • Comment ça marche ? Les utilisateurs vérifient leur identité en prouvant qu'ils ont accès à un appareil physique, par exemple en saisissant un mot de passe à usage unique (OTP), en approuvant une notification push ou en utilisant une clé matérielle.

  • Pourquoi est-ce utile ? Cette approche rend le piratage de compte beaucoup plus difficile, car un attaquant devrait avoir un accès physique à l'appareil de l'utilisateur. 

  • Où pêche-t-elle ? Malgré leurs avantages, les OTP par SMS ne sont pas parfaits. Les attaques de type SIM-swapping permettent aux pirates de s'emparer du numéro de téléphone d'un utilisateur et d'intercepter les codes d'authentification. Les échecs de réception peuvent également être source de frustration. Les clés matérielles peuvent être efficaces, mais en perdre une signifie être bloqué hors de son compte.

  • Idéal pour : Ajouter une deuxième couche de sécurité solide dans le cadre de la MFA, en particulier pour les services financiers, le e-commerce et les systèmes d'entreprise.

Exemples d'authentification basée sur la possession :

  • Les mots de passe à usage unique (OTP) envoyés par SMS, e-mail ou application d'authentification. Il s'agit de la méthode basée sur la possession la plus largement déployée, utilisée pour la connexion, l'inscription et la vérification des transactions.

  • Les notifications push envoyées à un appareil enregistré, approuvées d'un simple geste.

  • Les clés de sécurité matérielles (comme YubiKey) qui se branchent ou se connectent via NFC/Bluetooth.

  • Les applications d'authentification (comme Google Authenticator ou Authy) qui génèrent des codes temporaires sans avoir besoin de connexion réseau.

  • Les cartes à puce ou badges d'identification utilisés pour l'accès physique et système dans les environnements professionnels.

3. Qu'est-ce que l'authentification basée sur l'inhérence (biométrie) ?

L'authentification biométrique repose sur « quelque chose que vous êtes », c'est-à-dire des caractéristiques physiques ou comportementales uniques (comme les empreintes digitales, la reconnaissance faciale ou les empreintes vocales) pour authentifier les utilisateurs, ce qui en fait l'une des méthodes d'authentification les plus sûres disponibles aujourd'hui.

  • Comment ça marche ? Lors de la connexion, le système scanne les données biométriques de l'utilisateur (empreinte digitale, visage, voix,...) et les compare aux enregistrements stockés. S'il y a correspondance, l'accès est accordé.

  • Pourquoi est-ce utile ? Les données biométriques sont extrêmement difficiles à falsifier et offrent une expérience utilisateur fluide, puisqu'il n'est pas nécessaire de se souvenir de mots de passe ou de transporter des appareils supplémentaires.

  • Où pêche-t-elle ? Malgré ses avantages, l'authentification biométrique soulève des inquiétudes en matière de confidentialité. Les utilisateurs ne se sentent pas toujours à l'aise à l'idée de partager leurs données biométriques, en particulier lorsqu'elles sont stockées par des tiers. De plus, les coûts de mise en œuvre élevés et le risque de faux positifs ou négatifs peuvent complexifier le déploiement.

  • Idéal pour : Les appareils mobiles, les applications bancaires et les environnements hautement sécurisés où la praticité et une sécurité forte sont requises.

4. Qu'est-ce que l'authentification multifacteur (MFA) ?

L'authentification multifacteur (MFA) renforce la sécurité en exigeant des utilisateurs qu'ils vérifient leur identité par le biais d'au moins deux méthodes d'authentification, ce qui rend l'accès non autorisé nettement plus difficile pour les attaquants.

  • Comment ça marche ? Plutôt que de s'en remettre à un seul facteur d'authentification, la MFA combine plusieurs éléments : quelque chose que vous connaissez (mot de passe), quelque chose que vous possédez (OTP, clé de sécurité) ou quelque chose que vous êtes (empreinte digitale, reconnaissance faciale).

  • Pourquoi est-ce utile ? Même si un facteur est compromis, la seconde couche sert de filet de sécurité. La MFA est particulièrement efficace contre les attaques de phishing, le credential stuffing et les tentatives de force brute.

  • Où pêche-t-elle ? Une mauvaise mise en œuvre peut créer des frictions, entraînant la frustration des utilisateurs.

  • Idéal pour : Tout système gérant des données utilisateur sensibles, y compris les services financiers, les logiciels d'entreprise et les plateformes cloud. La clé est de mettre en œuvre une MFA fluide, équilibrant sécurité et facilité d'utilisation pour garantir la conformité sans décourager les utilisateurs.

5. Qu'est-ce que l'authentification sans mot de passe ?

L'authentification sans mot de passe élimine le besoin de mots de passe traditionnels, s'appuyant à la place sur des méthodes liées à l'appareil, telles que les liens magiques, les clés de sécurité FIDO2 ou la vérification biométrique. Cette approche renforce la sécurité et améliore l'expérience utilisateur en éliminant les risques associés aux mots de passe faibles ou réutilisés.

  • Comment ça marche ? Les utilisateurs s'authentifient à l'aide d'un lien à usage unique envoyé par e-mail, d'un scan biométrique ou d'une clé de sécurité stockée sur leur appareil, réduisant ainsi la dépendance aux identifiants mémorisés.

  • Pourquoi est-ce utile ? En éliminant les mots de passe, cette méthode réduit les attaques comme le credential stuffing et le phishing. Elle simplifie également le processus de connexion, limitant les tentatives infructueuses et les demandes de réinitialisation de mot de passe.

  • Où pêche-t-elle ? Bien que l'authentification sans mot de passe élimine les risques liés aux mots de passe, elle n'est pas totalement infaillible. Les liens magiques peuvent être interceptés si la sécurité de la messagerie est faible, et la perte d'accès à un appareil enregistré peut bloquer les utilisateurs. Les entreprises doivent proposer des mécanismes de récupération sécurisés pour éviter ces problèmes.

  • Idéal pour : Les plateformes SaaS modernes, les applications d'entreprise et les services numériques cherchant à renforcer la sécurité tout en améliorant l'expérience utilisateur. Pour une efficacité maximale, il est préférable de l'associer à une authentification forte basée sur l'appareil et à des options de secours.

6. Qu'est-ce que l'authentification basée sur le risque (RBA) ?

L'authentification basée sur le risque (RBA), également appelée authentification adaptative, adapte les mesures de sécurité en temps réel en analysant des facteurs contextuels tels que la localisation, l'appareil et le comportement de l'utilisateur. Au lieu d'appliquer les mêmes exigences d'authentification pour chaque connexion, la RBA ajuste dynamiquement les niveaux de sécurité en fonction du risque évalué pour chaque tentative.

  • Comment ça marche ? Lorsqu'un utilisateur tente de se connecter, le système évalue différents facteurs tels que la localisation, l'appareil et le comportement. Si la demande présente un risque faible, l'utilisateur peut se connecter de manière fluide. En revanche, si quelque chose semble anormal (comme un appareil inhabituel ou une localisation inattendue), le système peut exiger une vérification supplémentaire, comme un OTP ou un contrôle biométrique.

  • Pourquoi est-ce utile ? La RBA équilibre sécurité et praticité en n'appliquant des couches de protection supplémentaires que lorsque cela est nécessaire. Cela minimise les frictions pour les utilisateurs de confiance tout en rendant l'accès non autorisé nettement plus difficile. C'est une approche très utilisée dans la banque, la sécurité d'entreprise et la prévention de la fraude.

  • Où pêche-t-elle ? Bien que puissante, la RBA est complexe à mettre en œuvre et nécessite une surveillance continue pour affiner les seuils de risque. Des systèmes mal calibrés peuvent frustrer les utilisateurs avec des étapes de sécurité inutiles ou, pire encore, ne pas signaler de réelles menaces.

  • Idéal pour : Les applications bancaires, les systèmes d'entreprise et les plateformes gérant des données sensibles. Pour une sécurité optimale, elle doit être combinée avec des analyses avancées et du machine learning afin de devancer l'évolution des menaces.

7. Qu'est-ce que le Single Sign-On (SSO) ?

Le Single Sign-On (SSO) permet aux utilisateurs de s'authentifier une seule fois auprès d'un fournisseur d'identité de confiance, sans avoir à se reconnecter à plusieurs reprises. En centralisant l'authentification, le SSO renforce la sécurité et simplifie la connexion pour les utilisateurs comme pour les équipes informatiques.

  • Comment ça marche ? Au lieu de gérer plusieurs identifiants pour différentes plateformes, les utilisateurs se connectent une seule fois via un fournisseur d'identité centralisé. Celui-ci émet un jeton sécurisé qui accorde un accès fluide à toutes les applications connectées, sans nécessiter de connexions supplémentaires.

  • Pourquoi est-ce utile ? Le SSO simplifie l'expérience de connexion, réduit la fatigue liée aux mots de passe et limite leur réutilisation. Pour les organisations, il simplifie également la gestion informatique en centralisant l'authentification, ce qui facilite l'application des politiques de sécurité.

  • Où pêche-t-elle ? Le SSO crée un point de défaillance unique : si le fournisseur d'identité est compromis, toutes les applications liées deviennent vulnérables. De plus, la mise en place et la maintenance d'un système SSO peuvent s'avérer complexes, nécessitant une intégration avec de multiples services et des contrôles d'accès stricts.

  • Idéal pour : Les entreprises et les écosystèmes SaaS gérant de multiples outils et services. Cependant, les entreprises devraient mettre en œuvre l'authentification multifacteur (MFA) aux côtés du SSO pour limiter les risques en cas de compromission du fournisseur.

8. Qu'est-ce que l'authentification basée sur les jetons ?

L'authentification basée sur les jetons permet aux utilisateurs de se connecter une seule fois et de recevoir un jeton numérique, comme les JSON Web Tokens (JWT), qui sert de preuve d'identité. Ce jeton peut ensuite être utilisé pour accéder aux ressources sans avoir à ressaisir ses identifiants à chaque requête, rendant l'authentification plus efficace et évolutive.

  • Comment ça marche ? Après une connexion réussie, le serveur génère un jeton envoyé au client (navigateur, application mobile,...). Ce jeton est stocké côté client (par exemple, dans le stockage local ou un cookie sécurisé) et est inclus dans chaque requête ultérieure pour vérifier l'identité de l'utilisateur sans nécessiter d'authentification répétée.

  • Pourquoi est-ce utile ? L'authentification par jeton renforce la sécurité et l'efficacité en réduisant le besoin de connexions répétées et en allégeant la charge du serveur grâce à une authentification sans état (stateless). 

  • Où pêche-t-elle ? S'ils ne sont pas correctement sécurisés, les jetons peuvent être interceptés ou volés, entraînant des accès non autorisés. De plus, la gestion de l'expiration et de la logique de rafraîchissement des jetons peut être complexe, nécessitant des mesures de sécurité robustes comme le chiffrement des jetons, des politiques d'expiration et des jetons de rafraîchissement pour limiter les risques.

  • Idéal pour : Les API, les applications mobiles et les applications web nécessitant une gestion de session efficace. Pour une sécurité optimale, elle doit être combinée avec des bonnes pratiques telles que le stockage sécurisé des jetons, le chiffrement HTTPS et la gestion des expirations.

9. Qu'est-ce que l'authentification basée sur les certificats ?

L'authentification basée sur les certificats vérifie l'identité d'un utilisateur à l'aide d'un certificat numérique délivré par une autorité de confiance. Cette méthode repose sur des clés cryptographiques plutôt que sur des mots de passe, ce qui la rend hautement sécurisée et résistante aux menaces d'authentification courantes.

  • Comment ça marche ? Lors de la connexion, l'utilisateur présente un certificat numérique stocké sur son appareil, que le système valide auprès d'une autorité de certification (CA) de confiance, confirmant ainsi l'identité de l'utilisateur sans nécessiter de mot de passe.

  • Pourquoi est-ce utile ? L'authentification reposant sur une validation cryptographique, les certificats sont difficiles à falsifier et éliminent les risques liés aux mots de passe faibles. Ils réduisent également le besoin de connexions répétées, offrant une expérience fluide aux utilisateurs en entreprise.

  • Où pêche-t-elle ? Malgré sa sécurité robuste, l'authentification par certificat peut être complexe à mettre en œuvre et à gérer. L'émission, la révocation et le renouvellement des certificats nécessitent une infrastructure bien entretenue, et les utilisateurs ne disposant pas des outils adéquats peuvent trouver cela contraignant.

  • Idéal pour : Les réseaux d'entreprise, les VPN et les environnements hautement sécurisés exigeant une forte protection des données. Pour garantir une sécurité maximale, les organisations doivent mettre en œuvre une gestion robuste du cycle de vie des certificats et des politiques de chiffrement.


Méthode

Type / Facteur

Niveau de sécurité

Expérience utilisateur

Complexité de déploiement

Meilleurs cas d'usage

Principaux avantages

Principales limites

Basée sur la connaissance (Mots de passe)

Quelque chose que vous connaissez

Faible → Moyen

Facile (familier)

Très faible

Applications de base, systèmes à faible risque

Simple, universel

Sujet au phishing, à la réutilisation, aux fuites de données

Biométrique (Basée sur l'inhérence)

Quelque chose que vous êtes

Élevé

Très facile (fluide)

Moyen → Élevé

Applications mobiles, banque, entreprise

Difficile à falsifier, aucun effort de mémoire

Inquiétudes liées à la vie privée, dépendance au matériel 

Authentification multifacteur (MFA)

Facteurs combinés

Très élevé

Moyen (étapes supplémentaires)

Moyen

Banque, SaaS, entreprise

Forte protection contre les attaques

Peut créer des frictions si elle est mal conçue 

Authentification sans mot de passe (liens magiques, passkeys, biométrie)

Appareil / possession / inhérence

Élevé → Très élevé

Facile → Très facile

Moyen

SaaS, applications modernes

Élimine les risques liés aux mots de passe, améliore l'UX

Dépendance à l'appareil/e-mail, défis de récupération 

Authentification basée sur le risque (RBA)

Contextuel / adaptatif

Élevé

Très facile (faible friction pour les utilisateurs de confiance)

Élevé

Banque, prévention de la fraude, entreprise

Équilibre dynamiquement l'UX et la sécurité

Paramétrage complexe, faux positifs possibles 

Single Sign-On (SSO)

Identité fédérée

Élevé

Très facile

Élevé

Entreprises, écosystèmes SaaS

Une seule connexion pour de nombreux services

Risque de point de défaillance unique 

Authentification basée sur les jetons (JWT, etc.)

Session / jeton

Moyen → Élevé

Fluide après connexion

Moyen

API, SPA, applications mobiles

Sans état, évolutif, efficace

Risque de vol de jeton si mal sécurisé 

Authentification basée sur les certificats

Cryptographique (PKI)

Très élevé

Moyen

Élevé

VPN, réseaux d'entreprise

Sécurité cryptographique forte

Gestion complexe du cycle de vie 

Mots de passe à usage unique (OTP – SMS, e-mail, application)

Possession

Moyen

Moyen

Faible

2FA, onboarding, vérification

Facile à déployer, largement supporté

SIM swap, problèmes de réception, risques d'interception 

Voici quelques règles empiriques et pratiques pour choisir la bonne méthode :

  • Si vous stockez des données sensibles → exigez toujours la MFA

  • Si vous visez la conversion et la croissance → passez au sans mot de passe

  • Si vous opérez à grande échelle → ajoutez l'authentification basée sur le risque

  • Si vous gérez de multiples outils → utilisez le SSO

  • Si vous concevez des API → utilisez des jetons, pas des sessions

Maintenant que vous connaissez les méthodes, découvrez comment les plateformes se comparent dans notre guide des alternatives à Auth0.

Bonnes pratiques d'authentification

  • Impératif d'adopter des politiques de mots de passe forts 

Exigez que tous les mots de passe respectent des critères minimaux de longueur et de complexité afin d'éviter les mots de passe faibles et faciles à deviner, qui seraient autrement vulnérables aux attaques par force brute et par credential stuffing. Veillez également à ce que les utilisateurs les mettent à jour régulièrement.

  • Adoptez l'authentification multifacteur (MFA) 

Ajoutez une couche supplémentaire de vérification d'identité en utilisant des méthodes telles que les notifications push, les SMS OTP ou la biométrie.

  • Passez au sans mot de passe

Une fois la MFA mise en place, limitez l'usage des mots de passe en encourageant les utilisateurs à utiliser au moins deux autres méthodes d'authentification pour un accès hautement sécurisé et sans friction. 

  • Mettez en œuvre l'authentification basée sur le risque (adaptative)

Ajustez dynamiquement les exigences d'authentification en fonction du contexte (ex. appareil, localisation, comportement). Par exemple, ne demandez une vérification supplémentaire que lorsqu'une connexion semble suspecte, minimisant ainsi la friction pour les utilisateurs de confiance.

  • Sensibilisez les utilisateurs 

Informez les utilisateurs des menaces courantes telles que le phishing, l'ingénierie sociale et la réutilisation des identifiants. Fournissez des conseils clairs et exploitables (par exemple, comment reconnaître des e-mails suspects).

  • Surveillez et réagissez aux menaces

Enregistrez en continu l'activité d'authentification et configurez des alertes en cas d'anomalies ou d'activités suspectes (ex. lieux de connexion inhabituels ou échecs répétés). Préparez un plan de réponse aux incidents pour les comptes compromis.

Authentification vs Autorisation

Bien que ces termes soient parfois utilisés l'un pour l'autre, ils font en réalité référence à des fonctions bien distinctes. 

Pour faire simple, l'authentification est le processus de vérification de qui vous êtes, tandis que l'autorisation désigne le processus de vérification de ce à quoi vous avez accès (et ce à quoi vous ne pouvez pas accéder). 

Imaginez que vous arriviez dans un hôtel. Vous devez présenter une pièce d'identité, comme un passeport, pour que la réception puisse vérifier qui vous êtes et vous remettre votre carte d'accès (authentification). Ensuite, cette carte vous donne accès à votre chambre et à la salle de sport, mais pas aux autres chambres (autorisation).

L'autorisation fait donc suite à la réussite de l'authentification de l'utilisateur. Comme nous l'avons vu, le processus d'authentification repose sur la fourniture d'identifiants tels qu'un mot de passe ou un scan facial, tandis que l'autorisation s'appuie sur les permissions de l'utilisateur pour déterminer ce que chaque utilisateur peut visualiser et faire au sein d'une ressource spécifique. L'authentification est généralement un prérequis indispensable à l'autorisation.

Par exemple, une fois l'identité d'un employé vérifiée par l'entreprise, le système détermine les données auxquelles cet employé peut accéder pour effectuer son travail. Cela signifie que même si l'identité d'un utilisateur est vérifiée, l'accès à certaines ressources peut lui être refusé.

Ces deux fonctions sont essentielles pour garantir un accès sécurisé à un système. Elles fonctionnent main dans la main pour empêcher les attaquants d'accéder aux comptes et limiter les dégâts en cas de piratage. 

Les types d'autorisation incluent :

  • Le contrôle d'accès basé sur les rôles : Les permissions sont regroupées en rôles tels que « lecteur », « éditeur ». Lorsqu'un utilisateur accède à une ressource, le système valide son rôle et les permissions associées pour voir ce qu'il est autorisé à faire.

  • Le contrôle d'accès discrétionnaire : Le propriétaire de la ressource peut définir ses propres règles d'accès et décider qui peut consulter et/ou modifier ses ressources.

  • Le contrôle d'accès basé sur les attributs : Les décisions d'accès reposent sur des attributs tels que le poste occupé, la localisation, l'appareil utilisé ou l'heure de la journée. Par exemple, les entreprises peuvent autoriser les employés à accéder à certaines ressources uniquement pendant les heures de travail et exclusivement depuis un appareil fourni par l'entreprise.

Comment choisir la bonne méthode d'authentification pour votre entreprise ?

Avec autant de méthodes d'authentification disponibles, le choix de la bonne solution pour votre entreprise dépend de multiples facteurs : vos besoins de sécurité, l'expérience utilisateur et vos contraintes budgétaires. Il n'existe pas d'approche unique. Voici comment déterminer ce qui convient le mieux à votre organisation.

Quel type de données protégez-vous ?

La sensibilité de vos données doit dicter le niveau de sécurité de votre processus d'authentification. Pour les applications à faible risque, l'authentification basée sur la connaissance (KBA) peut suffire.

En revanche, si vous gérez des transactions financières, des dossiers médicaux ou des données d'entreprise confidentielles, vous aurez besoin de l'authentification multifacteur (MFA), de la vérification biométrique ou de l'authentification par certificat pour une protection renforcée.

Quel niveau de friction vos utilisateurs peuvent-ils tolérer ?

La sécurité ne doit jamais se faire au détriment de l'ergonomie. Si l'authentification est trop complexe, les utilisateurs trouveront des moyens de la contourner ou abandonneront tout simplement votre service. 

Bien qu'une authentification plus stricte (comme les clés matérielles ou les méthodes basées sur les certificats) renforce la sécurité, des solutions intuitives telles que l'authentification sans mot de passe ou l'authentification basée sur le risque (RBA) offrent un excellent compromis entre protection et fluidité d'accès.

Quel est votre budget pour la mise en œuvre et la maintenance ?

Certaines méthodes d'authentification impliquent des coûts récurrents. L'authentification biométrique et celle basée sur les certificats exigent une infrastructure et une maintenance spécialisées, tandis que l'authentification sans mot de passe et le Single Sign-On (SSO) réduisent les coûts opérationnels à long terme. 

Les entreprises doivent évaluer les coûts de mise en œuvre initiaux par rapport aux bénéfices à long terme pour trouver le juste équilibre.

Conclusion : L'authentification, pilier de la sécurité moderne

La méthode d'authentification idéale dépend de vos priorités de sécurité, des attentes de vos utilisateurs et de vos ressources disponibles. De nombreuses entreprises combinent plusieurs approches : par exemple, la MFA pour les opérations sensibles et le SSO pour le confort au quotidien. En alignant sécurité et simplicité d'utilisation, vous vous assurez que l'authentification renforce votre activité sans nuire à l'expérience utilisateur.

L'authentification est la clé de voûte de la sécurité numérique, mais aucune méthode unique ne convient à tous les cas de figure. De l'authentification par mot de passe aux approches biométriques et basées sur le risque, chaque option présente un équilibre unique entre sécurité, praticité et coût.

Pour les entreprises, l'enjeu est de trouver la bonne combinaison, qu'il s'agisse de la MFA pour les transactions à haut risque, du SSO pour un accès d'entreprise fluide, ou de l'authentification sans mot de passe pour améliorer l'expérience utilisateur. La sécurité ne doit pas nuire à l'utilisabilité, et la meilleure stratégie d'authentification est celle qui protège les utilisateurs sans ajouter de frictions inutiles.

En fin de compte, une stratégie d'authentification solide ne consiste pas à choisir une seule méthode. Il s'agit de les combiner intelligemment pour équilibrer sécurité, valeur et expérience utilisateur. 

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FAQ

Qu'est-ce que l'authentification des utilisateurs ?

L'authentification des utilisateurs est le processus consistant à vérifier l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système, une ressource ou une application.

Comment fonctionne l'authentification ?

L'authentification fonctionne en collectant les identifiants d'un utilisateur (comme un mot de passe, un OTP ou des données biométriques), qui sont ensuite validés par rapport aux données du système. Cela permet d'accorder l'accès à l'utilisateur, généralement en créant une session ou en émettant un jeton.

Quelle est la différence entre authentification et autorisation ?

L'authentification vérifie l'identité et constitue un prérequis indispensable à l'autorisation, qui détermine ce que l'utilisateur authentifié est autorisé à consulter ou à faire.

Quels sont les principaux types d'authentification ?

Les méthodes d'authentification sont généralement regroupées en trois facteurs :

  • Quelque chose que vous connaissez (ex. mots de passe)

  • Quelque chose que vous possédez (ex. un téléphone ou une clé de sécurité)

  • Quelque chose que vous êtes (ex. la biométrie comme les empreintes digitales ou la reconnaissance faciale)

Les mots de passe sont-ils toujours sécurisés ?

Les mots de passe peuvent toujours être sécurisés s'ils sont longs, uniques et correctement stockés. Cependant, ils restent vulnérables au phishing et à la réutilisation, c'est pourquoi de nombreux systèmes évoluent vers la MFA et des approches sans mot de passe.

Quelle est la méthode d'authentification la plus sécurisée ?

Il n'existe pas de méthode unique « idéale » pour tous les cas de figure, mais les méthodes résistantes au phishing comme les passkeys, les clés de sécurité matérielles et la biométrie associées à la MFA offrent le plus haut niveau de sécurité.

Quel est un exemple d'authentification basée sur la possession ?

Parmi les exemples courants, on trouve les mots de passe à usage unique (OTPs) envoyés par SMS ou e-mail, les notifications push approuvées sur un appareil de confiance, les clés de sécurité matérielles et les applications d'authentification générant des codes temporaires. Toutes ces méthodes reposent sur la preuve de l'accès à un élément que l'utilisateur possède physiquement, plutôt que sur ce qu'il sait ou sur sa biométrie.

Qu'est-ce qu'un mot de passe à usage unique (OTP) ?

Les OTPs sont des codes temporaires qui expirent après un court laps de temps et ne peuvent être utilisés qu'une seule fois. Ils sont couramment utilisés dans l'authentification à deux facteurs, souvent transmis par SMS, e-mail ou via des applications d'authentification. 

L'authentification est le processus de vérification de l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système, une application ou un compte. Il existe aujourd'hui plusieurs types de méthodes d'authentification que les entreprises utilisent pour sécuriser les interactions en ligne. Le choix de la bonne méthode, ou de la bonne combinaison, dépend de vos besoins de sécurité, de la tolérance de vos utilisateurs aux frictions et de la nature de ce que vous protégez.

Les cyberattaques ne sont plus une possibilité lointaine mais une réalité opérationnelle pour les entreprises modernes. En particulier, à mesure que l'adoption de l'IA s'accélère, les attaquants l'utilisent de plus en plus pour intensifier leurs efforts, exploitant les failles des systèmes d'identité, des contrôles d'accès et de la gestion des identifiants. Selon les dernières recherches de IBM en matière de renseignement sur les menaces, les attaques exploitant les applications publiques ont augmenté de 44 %, ciblant souvent des systèmes dotés d'une authentification absente ou faible. En d'autres termes, les attaquants ne deviennent pas nécessairement plus sophistiqués. Ils deviennent plus rapides, plus efficaces et mieux armés pour exploiter les failles de sécurité fondamentales.

Cela s'accompagne de graves conséquences pour les organisations, le coût moyen mondial d'une violation de données atteignant 4,4 millions. Par conséquent, l'authentification n'est plus une fonctionnalité facultative mais une couche de sécurité essentielle. Les décisions concernant la mise en œuvre de vos systèmes d'OTP et de Verify affectent directement votre exposition à de telles menaces. Ce qui semble être un simple choix d'implémentation peut en fin de compte déterminer la résilience de votre produit face à des attaques de plus en plus automatisées et à grande échelle. 

Les méthodes d'authentification se répartissent généralement en trois catégories : ce que vous savez, ce que vous possédez ou ce que vous êtes. Nous abordons la distinction entre authentification et vérification plus en détail ici si vous souhaitez avoir une vision plus complète. Dans ce guide, nous nous concentrerons sur l'aspect pratique : les méthodes spécifiques disponibles aujourd'hui, le fonctionnement de chacune d'elles et le moment idéal pour les utiliser.

Chaque méthode présente ses avantages et ses inconvénients. Il est donc essentiel de trouver le bon équilibre entre sécurité, coût et facilité d'utilisation pour votre cas d'usage spécifique. Passons en revue les différentes méthodes d'authentification pour voir comment elles se positionnent.

Qu'est-ce que l'authentification ?

L'authentification est le processus de vérification de l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système, une application ou un compte.

Pour faire simple, chaque fois que vous vous connectez à une application, consultez vos e-mails ou même déverrouillez votre téléphone avec la reconnaissance faciale, vous passez par un processus d'authentification. Si vous réussissez ce processus, vous obtenez l'accès. Sinon, vous restez bloqué à l'extérieur de votre compte.

Il s'agit essentiellement d'un processus conçu pour limiter le risque de fraude en protégeant les données des utilisateurs et en évitant qu'elles ne tombent entre de mauvaises mains. C'est pourquoi l'authentification est devenue la pierre angulaire de la sécurité numérique.

Pourquoi l'authentification est-elle si importante ?

Dans le paysage numérique actuel, une authentification robuste n'est plus facultative, elle fait partie intégrante des pratiques de sécurité de toute entreprise, car les attaques ciblent principalement les identités en volant des informations de compte telles que le nom, les dates de naissance et d'autres détails personnels.

Par conséquent, les organisations qui stockent de vastes volumes d'informations hautement sensibles et confidentielles sont des cibles privilégiées pour les attaques cherchant à dérober des identifiants de connexion afin de s'introduire dans ces systèmes. Les mots de passe traditionnels ne suffisent plus. L'authentification des utilisateurs constitue donc une ligne de défense essentielle contre des cybermenaces généralisées.

Dans le fond, l'authentification est une question de sécurité. En demandant aux utilisateurs de vérifier leur identité, les entreprises peuvent protéger les données de leurs clients et empêcher les accès non autorisés. Cette protection s'étend non seulement aux informations clients, mais aussi à l'intégrité de l'ensemble de la plateforme, garantissant ainsi que les organisations respectent les exigences de conformité liées à la protection des données et à la vie privée.

Toutefois, la valeur de l'authentification ne réside pas seulement dans la sécurité : c'est aussi un moyen efficace d'instaurer la confiance. Lorsque les utilisateurs ont la certitude que leurs données sont protégées, ils sont beaucoup plus enclins à utiliser un produit ou un service et à lui rester fidèles dans le temps.

Surtout, la mise en place d'un processus d'authentification fluide réduit les frictions lors de l'onboarding et de la connexion, ce qui permet aux utilisateurs de finaliser plus facilement leurs actions clés. Un système d'authentification bien conçu renforce la sécurité et contribue à simplifier le parcours client, autant d'éléments essentiels au succès numérique moderne. 

Comment fonctionne l'authentification ? 

De manière générale, l'authentification consiste à confirmer l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système. Bien que cela puisse sembler instantané pour l'utilisateur, plusieurs étapes se déroulent en arrière-plan pour garantir un accès sécurisé. Voici ce qui se passe lorsqu'un utilisateur tente d'accéder à une application ou à un autre système protégé :

  1. L'utilisateur fournit ses identifiants : Le processus commence lorsque l'utilisateur fournit ses identifiants pour accéder à une application ou à un système protégé. Il est invité à fournir une ou plusieurs formes d'identification, comme un nom d'utilisateur et un mot de passe, ou via un mot de passe, un OTP, la reconnaissance faciale, ou une combinaison de ces éléments.

  2. Les identifiants sont transmis de manière sécurisée et vérifiés : Le système envoie ensuite une requête au fournisseur d'authentification, qui compare ces identifiants avec les données stockées. Par exemple, le système compare votre scan facial avec un modèle enregistré. Cette étape ne devrait prendre que quelques secondes.

  3. Contrôles supplémentaires (si nécessaire) : Dans les systèmes hautement sécurisés, des niveaux de vérification supplémentaires peuvent être appliqués, comme l'authentification multifacteur (MFA), la reconnaissance de l'appareil ou des vérifications de localisation.

  4. L'accès est accordé ou refusé : Si les identifiants sont vérifiés avec succès, l'utilisateur accède à l'application ou au système et reçoit un jeton d'authentification. Dans le cas contraire, l'accès est refusé et l'utilisateur est invité à réessayer ou à effectuer des étapes de vérification supplémentaires. 

Toutes ces étapes se déroulent généralement en quelques secondes seulement.

Pour imaginer comment cela fonctionne en pratique : prenons le cas d'un utilisateur qui se connecte à ses comptes bancaires en ligne via l'application mobile de sa banque.

  • L'utilisateur ouvre d'abord l'application, qui l'invite à saisir son mot de passe ou à utiliser la reconnaissance faciale.

  • L'application transmet ces informations de manière sécurisée au système d'authentification de la banque.

  • Le système vérifie ensuite ses identifiants en comparant le mot de passe ou le scan facial aux données enregistrées.

  • Comme l'utilisateur tente d'accéder à un service sensible, il peut lui être demandé de saisir un mot de passe à usage unique (OTP) envoyé sur son appareil mobile — un SMS OTP.

  • Si tout est conforme, l'utilisateur accède à son compte. 

Si le système détecte une activité suspecte, comme une tentative de connexion depuis un nouvel appareil ou un lieu inhabituel, il peut demander une vérification supplémentaire ou refuser l'accès. 


Méthodes d'authentification des utilisateurs

À mesure que la technologie évolue, les méthodes d'authentification disponibles pour protéger les comptes des utilisateurs évoluent également.

Avec la multiplication d'attaques de plus en plus sophistiquées comme le phishing, les attaques par force brute et le credential stuffing, les approches traditionnelles basées uniquement sur les mots de passe ne suffisent plus. Pour y répondre, des méthodes modernes telles que l'authentification multifacteur (MFA), la vérification biométrique et les passkeys ont vu le jour afin d'offrir une sécurité renforcée et multicouche.

Ces méthodes réduisent non seulement la dépendance à l'égard d'identifiants vulnérables, mais elles améliorent également l'expérience utilisateur globale en permettant un accès plus rapide et plus sécurisé.

1. Qu'est-ce que l'authentification basée sur la connaissance (KBA) ?

La KBA est l'une des méthodes les plus anciennes et les plus utilisées, basée sur « quelque chose que vous connaissez », généralement des mots de passe ou des questions de sécurité pour vérifier l'identité d'un utilisateur. Bien que simple et familière, elle s'avère de plus en plus insuffisante à elle seule face aux menaces actuelles.

  • Comment ça marche ? Les utilisateurs créent un mot de passe ou répondent à une question de sécurité lors de leur inscription. Lors de la connexion, le système vérifie si leur saisie correspond aux identifiants stockés.

  • Pourquoi est-ce utile ? Elle est facile à mettre en œuvre, ne nécessite aucun appareil supplémentaire et est universellement comprise par les utilisateurs. Elle est donc accessible aux entreprises comme aux utilisateurs.

  • Où pêche-t-elle ? La plupart des gens réutilisent leurs mots de passe, ce qui en fait une mine d'or pour les pirates. Cela signifie que si un mot de passe est exposé, plusieurs comptes sont en danger. Les attaques de phishing, le credential stuffing et les tentatives de force brute exploitent la faiblesse des mots de passe. Les questions de sécurité sont également fragiles, car les réponses peuvent souvent être devinées ou trouvées en ligne.

  • Idéal pour : Les applications à faible risque ou comme facteur de soutien dans le cadre d'une authentification multifacteur. Cependant, s'en remettre uniquement à la KBA pour des données sensibles revient à fermer sa porte à clé tout en laissant cette dernière sous le paillasson.

2. Qu'est-ce que l'authentification basée sur la possession ?

L'authentification basée sur la possession repose sur « quelque chose que vous possédez », comme un appareil mobile, une clé de sécurité ou une application d'authentification. Contrairement aux mots de passe, qui peuvent être devinés ou volés, cette méthode nécessite un appareil externe, ce qui en fait un choix d'authentification plus solide.

  • Comment ça marche ? Les utilisateurs vérifient leur identité en prouvant qu'ils ont accès à un appareil physique, par exemple en saisissant un mot de passe à usage unique (OTP), en approuvant une notification push ou en utilisant une clé matérielle.

  • Pourquoi est-ce utile ? Cette approche rend le piratage de compte beaucoup plus difficile, car un attaquant devrait avoir un accès physique à l'appareil de l'utilisateur. 

  • Où pêche-t-elle ? Malgré leurs avantages, les OTP par SMS ne sont pas parfaits. Les attaques de type SIM-swapping permettent aux pirates de s'emparer du numéro de téléphone d'un utilisateur et d'intercepter les codes d'authentification. Les échecs de réception peuvent également être source de frustration. Les clés matérielles peuvent être efficaces, mais en perdre une signifie être bloqué hors de son compte.

  • Idéal pour : Ajouter une deuxième couche de sécurité solide dans le cadre de la MFA, en particulier pour les services financiers, le e-commerce et les systèmes d'entreprise.

Exemples d'authentification basée sur la possession :

  • Les mots de passe à usage unique (OTP) envoyés par SMS, e-mail ou application d'authentification. Il s'agit de la méthode basée sur la possession la plus largement déployée, utilisée pour la connexion, l'inscription et la vérification des transactions.

  • Les notifications push envoyées à un appareil enregistré, approuvées d'un simple geste.

  • Les clés de sécurité matérielles (comme YubiKey) qui se branchent ou se connectent via NFC/Bluetooth.

  • Les applications d'authentification (comme Google Authenticator ou Authy) qui génèrent des codes temporaires sans avoir besoin de connexion réseau.

  • Les cartes à puce ou badges d'identification utilisés pour l'accès physique et système dans les environnements professionnels.

3. Qu'est-ce que l'authentification basée sur l'inhérence (biométrie) ?

L'authentification biométrique repose sur « quelque chose que vous êtes », c'est-à-dire des caractéristiques physiques ou comportementales uniques (comme les empreintes digitales, la reconnaissance faciale ou les empreintes vocales) pour authentifier les utilisateurs, ce qui en fait l'une des méthodes d'authentification les plus sûres disponibles aujourd'hui.

  • Comment ça marche ? Lors de la connexion, le système scanne les données biométriques de l'utilisateur (empreinte digitale, visage, voix,...) et les compare aux enregistrements stockés. S'il y a correspondance, l'accès est accordé.

  • Pourquoi est-ce utile ? Les données biométriques sont extrêmement difficiles à falsifier et offrent une expérience utilisateur fluide, puisqu'il n'est pas nécessaire de se souvenir de mots de passe ou de transporter des appareils supplémentaires.

  • Où pêche-t-elle ? Malgré ses avantages, l'authentification biométrique soulève des inquiétudes en matière de confidentialité. Les utilisateurs ne se sentent pas toujours à l'aise à l'idée de partager leurs données biométriques, en particulier lorsqu'elles sont stockées par des tiers. De plus, les coûts de mise en œuvre élevés et le risque de faux positifs ou négatifs peuvent complexifier le déploiement.

  • Idéal pour : Les appareils mobiles, les applications bancaires et les environnements hautement sécurisés où la praticité et une sécurité forte sont requises.

4. Qu'est-ce que l'authentification multifacteur (MFA) ?

L'authentification multifacteur (MFA) renforce la sécurité en exigeant des utilisateurs qu'ils vérifient leur identité par le biais d'au moins deux méthodes d'authentification, ce qui rend l'accès non autorisé nettement plus difficile pour les attaquants.

  • Comment ça marche ? Plutôt que de s'en remettre à un seul facteur d'authentification, la MFA combine plusieurs éléments : quelque chose que vous connaissez (mot de passe), quelque chose que vous possédez (OTP, clé de sécurité) ou quelque chose que vous êtes (empreinte digitale, reconnaissance faciale).

  • Pourquoi est-ce utile ? Même si un facteur est compromis, la seconde couche sert de filet de sécurité. La MFA est particulièrement efficace contre les attaques de phishing, le credential stuffing et les tentatives de force brute.

  • Où pêche-t-elle ? Une mauvaise mise en œuvre peut créer des frictions, entraînant la frustration des utilisateurs.

  • Idéal pour : Tout système gérant des données utilisateur sensibles, y compris les services financiers, les logiciels d'entreprise et les plateformes cloud. La clé est de mettre en œuvre une MFA fluide, équilibrant sécurité et facilité d'utilisation pour garantir la conformité sans décourager les utilisateurs.

5. Qu'est-ce que l'authentification sans mot de passe ?

L'authentification sans mot de passe élimine le besoin de mots de passe traditionnels, s'appuyant à la place sur des méthodes liées à l'appareil, telles que les liens magiques, les clés de sécurité FIDO2 ou la vérification biométrique. Cette approche renforce la sécurité et améliore l'expérience utilisateur en éliminant les risques associés aux mots de passe faibles ou réutilisés.

  • Comment ça marche ? Les utilisateurs s'authentifient à l'aide d'un lien à usage unique envoyé par e-mail, d'un scan biométrique ou d'une clé de sécurité stockée sur leur appareil, réduisant ainsi la dépendance aux identifiants mémorisés.

  • Pourquoi est-ce utile ? En éliminant les mots de passe, cette méthode réduit les attaques comme le credential stuffing et le phishing. Elle simplifie également le processus de connexion, limitant les tentatives infructueuses et les demandes de réinitialisation de mot de passe.

  • Où pêche-t-elle ? Bien que l'authentification sans mot de passe élimine les risques liés aux mots de passe, elle n'est pas totalement infaillible. Les liens magiques peuvent être interceptés si la sécurité de la messagerie est faible, et la perte d'accès à un appareil enregistré peut bloquer les utilisateurs. Les entreprises doivent proposer des mécanismes de récupération sécurisés pour éviter ces problèmes.

  • Idéal pour : Les plateformes SaaS modernes, les applications d'entreprise et les services numériques cherchant à renforcer la sécurité tout en améliorant l'expérience utilisateur. Pour une efficacité maximale, il est préférable de l'associer à une authentification forte basée sur l'appareil et à des options de secours.

6. Qu'est-ce que l'authentification basée sur le risque (RBA) ?

L'authentification basée sur le risque (RBA), également appelée authentification adaptative, adapte les mesures de sécurité en temps réel en analysant des facteurs contextuels tels que la localisation, l'appareil et le comportement de l'utilisateur. Au lieu d'appliquer les mêmes exigences d'authentification pour chaque connexion, la RBA ajuste dynamiquement les niveaux de sécurité en fonction du risque évalué pour chaque tentative.

  • Comment ça marche ? Lorsqu'un utilisateur tente de se connecter, le système évalue différents facteurs tels que la localisation, l'appareil et le comportement. Si la demande présente un risque faible, l'utilisateur peut se connecter de manière fluide. En revanche, si quelque chose semble anormal (comme un appareil inhabituel ou une localisation inattendue), le système peut exiger une vérification supplémentaire, comme un OTP ou un contrôle biométrique.

  • Pourquoi est-ce utile ? La RBA équilibre sécurité et praticité en n'appliquant des couches de protection supplémentaires que lorsque cela est nécessaire. Cela minimise les frictions pour les utilisateurs de confiance tout en rendant l'accès non autorisé nettement plus difficile. C'est une approche très utilisée dans la banque, la sécurité d'entreprise et la prévention de la fraude.

  • Où pêche-t-elle ? Bien que puissante, la RBA est complexe à mettre en œuvre et nécessite une surveillance continue pour affiner les seuils de risque. Des systèmes mal calibrés peuvent frustrer les utilisateurs avec des étapes de sécurité inutiles ou, pire encore, ne pas signaler de réelles menaces.

  • Idéal pour : Les applications bancaires, les systèmes d'entreprise et les plateformes gérant des données sensibles. Pour une sécurité optimale, elle doit être combinée avec des analyses avancées et du machine learning afin de devancer l'évolution des menaces.

7. Qu'est-ce que le Single Sign-On (SSO) ?

Le Single Sign-On (SSO) permet aux utilisateurs de s'authentifier une seule fois auprès d'un fournisseur d'identité de confiance, sans avoir à se reconnecter à plusieurs reprises. En centralisant l'authentification, le SSO renforce la sécurité et simplifie la connexion pour les utilisateurs comme pour les équipes informatiques.

  • Comment ça marche ? Au lieu de gérer plusieurs identifiants pour différentes plateformes, les utilisateurs se connectent une seule fois via un fournisseur d'identité centralisé. Celui-ci émet un jeton sécurisé qui accorde un accès fluide à toutes les applications connectées, sans nécessiter de connexions supplémentaires.

  • Pourquoi est-ce utile ? Le SSO simplifie l'expérience de connexion, réduit la fatigue liée aux mots de passe et limite leur réutilisation. Pour les organisations, il simplifie également la gestion informatique en centralisant l'authentification, ce qui facilite l'application des politiques de sécurité.

  • Où pêche-t-elle ? Le SSO crée un point de défaillance unique : si le fournisseur d'identité est compromis, toutes les applications liées deviennent vulnérables. De plus, la mise en place et la maintenance d'un système SSO peuvent s'avérer complexes, nécessitant une intégration avec de multiples services et des contrôles d'accès stricts.

  • Idéal pour : Les entreprises et les écosystèmes SaaS gérant de multiples outils et services. Cependant, les entreprises devraient mettre en œuvre l'authentification multifacteur (MFA) aux côtés du SSO pour limiter les risques en cas de compromission du fournisseur.

8. Qu'est-ce que l'authentification basée sur les jetons ?

L'authentification basée sur les jetons permet aux utilisateurs de se connecter une seule fois et de recevoir un jeton numérique, comme les JSON Web Tokens (JWT), qui sert de preuve d'identité. Ce jeton peut ensuite être utilisé pour accéder aux ressources sans avoir à ressaisir ses identifiants à chaque requête, rendant l'authentification plus efficace et évolutive.

  • Comment ça marche ? Après une connexion réussie, le serveur génère un jeton envoyé au client (navigateur, application mobile,...). Ce jeton est stocké côté client (par exemple, dans le stockage local ou un cookie sécurisé) et est inclus dans chaque requête ultérieure pour vérifier l'identité de l'utilisateur sans nécessiter d'authentification répétée.

  • Pourquoi est-ce utile ? L'authentification par jeton renforce la sécurité et l'efficacité en réduisant le besoin de connexions répétées et en allégeant la charge du serveur grâce à une authentification sans état (stateless). 

  • Où pêche-t-elle ? S'ils ne sont pas correctement sécurisés, les jetons peuvent être interceptés ou volés, entraînant des accès non autorisés. De plus, la gestion de l'expiration et de la logique de rafraîchissement des jetons peut être complexe, nécessitant des mesures de sécurité robustes comme le chiffrement des jetons, des politiques d'expiration et des jetons de rafraîchissement pour limiter les risques.

  • Idéal pour : Les API, les applications mobiles et les applications web nécessitant une gestion de session efficace. Pour une sécurité optimale, elle doit être combinée avec des bonnes pratiques telles que le stockage sécurisé des jetons, le chiffrement HTTPS et la gestion des expirations.

9. Qu'est-ce que l'authentification basée sur les certificats ?

L'authentification basée sur les certificats vérifie l'identité d'un utilisateur à l'aide d'un certificat numérique délivré par une autorité de confiance. Cette méthode repose sur des clés cryptographiques plutôt que sur des mots de passe, ce qui la rend hautement sécurisée et résistante aux menaces d'authentification courantes.

  • Comment ça marche ? Lors de la connexion, l'utilisateur présente un certificat numérique stocké sur son appareil, que le système valide auprès d'une autorité de certification (CA) de confiance, confirmant ainsi l'identité de l'utilisateur sans nécessiter de mot de passe.

  • Pourquoi est-ce utile ? L'authentification reposant sur une validation cryptographique, les certificats sont difficiles à falsifier et éliminent les risques liés aux mots de passe faibles. Ils réduisent également le besoin de connexions répétées, offrant une expérience fluide aux utilisateurs en entreprise.

  • Où pêche-t-elle ? Malgré sa sécurité robuste, l'authentification par certificat peut être complexe à mettre en œuvre et à gérer. L'émission, la révocation et le renouvellement des certificats nécessitent une infrastructure bien entretenue, et les utilisateurs ne disposant pas des outils adéquats peuvent trouver cela contraignant.

  • Idéal pour : Les réseaux d'entreprise, les VPN et les environnements hautement sécurisés exigeant une forte protection des données. Pour garantir une sécurité maximale, les organisations doivent mettre en œuvre une gestion robuste du cycle de vie des certificats et des politiques de chiffrement.


Méthode

Type / Facteur

Niveau de sécurité

Expérience utilisateur

Complexité de déploiement

Meilleurs cas d'usage

Principaux avantages

Principales limites

Basée sur la connaissance (Mots de passe)

Quelque chose que vous connaissez

Faible → Moyen

Facile (familier)

Très faible

Applications de base, systèmes à faible risque

Simple, universel

Sujet au phishing, à la réutilisation, aux fuites de données

Biométrique (Basée sur l'inhérence)

Quelque chose que vous êtes

Élevé

Très facile (fluide)

Moyen → Élevé

Applications mobiles, banque, entreprise

Difficile à falsifier, aucun effort de mémoire

Inquiétudes liées à la vie privée, dépendance au matériel 

Authentification multifacteur (MFA)

Facteurs combinés

Très élevé

Moyen (étapes supplémentaires)

Moyen

Banque, SaaS, entreprise

Forte protection contre les attaques

Peut créer des frictions si elle est mal conçue 

Authentification sans mot de passe (liens magiques, passkeys, biométrie)

Appareil / possession / inhérence

Élevé → Très élevé

Facile → Très facile

Moyen

SaaS, applications modernes

Élimine les risques liés aux mots de passe, améliore l'UX

Dépendance à l'appareil/e-mail, défis de récupération 

Authentification basée sur le risque (RBA)

Contextuel / adaptatif

Élevé

Très facile (faible friction pour les utilisateurs de confiance)

Élevé

Banque, prévention de la fraude, entreprise

Équilibre dynamiquement l'UX et la sécurité

Paramétrage complexe, faux positifs possibles 

Single Sign-On (SSO)

Identité fédérée

Élevé

Très facile

Élevé

Entreprises, écosystèmes SaaS

Une seule connexion pour de nombreux services

Risque de point de défaillance unique 

Authentification basée sur les jetons (JWT, etc.)

Session / jeton

Moyen → Élevé

Fluide après connexion

Moyen

API, SPA, applications mobiles

Sans état, évolutif, efficace

Risque de vol de jeton si mal sécurisé 

Authentification basée sur les certificats

Cryptographique (PKI)

Très élevé

Moyen

Élevé

VPN, réseaux d'entreprise

Sécurité cryptographique forte

Gestion complexe du cycle de vie 

Mots de passe à usage unique (OTP – SMS, e-mail, application)

Possession

Moyen

Moyen

Faible

2FA, onboarding, vérification

Facile à déployer, largement supporté

SIM swap, problèmes de réception, risques d'interception 

Voici quelques règles empiriques et pratiques pour choisir la bonne méthode :

  • Si vous stockez des données sensibles → exigez toujours la MFA

  • Si vous visez la conversion et la croissance → passez au sans mot de passe

  • Si vous opérez à grande échelle → ajoutez l'authentification basée sur le risque

  • Si vous gérez de multiples outils → utilisez le SSO

  • Si vous concevez des API → utilisez des jetons, pas des sessions

Maintenant que vous connaissez les méthodes, découvrez comment les plateformes se comparent dans notre guide des alternatives à Auth0.

Bonnes pratiques d'authentification

  • Impératif d'adopter des politiques de mots de passe forts 

Exigez que tous les mots de passe respectent des critères minimaux de longueur et de complexité afin d'éviter les mots de passe faibles et faciles à deviner, qui seraient autrement vulnérables aux attaques par force brute et par credential stuffing. Veillez également à ce que les utilisateurs les mettent à jour régulièrement.

  • Adoptez l'authentification multifacteur (MFA) 

Ajoutez une couche supplémentaire de vérification d'identité en utilisant des méthodes telles que les notifications push, les SMS OTP ou la biométrie.

  • Passez au sans mot de passe

Une fois la MFA mise en place, limitez l'usage des mots de passe en encourageant les utilisateurs à utiliser au moins deux autres méthodes d'authentification pour un accès hautement sécurisé et sans friction. 

  • Mettez en œuvre l'authentification basée sur le risque (adaptative)

Ajustez dynamiquement les exigences d'authentification en fonction du contexte (ex. appareil, localisation, comportement). Par exemple, ne demandez une vérification supplémentaire que lorsqu'une connexion semble suspecte, minimisant ainsi la friction pour les utilisateurs de confiance.

  • Sensibilisez les utilisateurs 

Informez les utilisateurs des menaces courantes telles que le phishing, l'ingénierie sociale et la réutilisation des identifiants. Fournissez des conseils clairs et exploitables (par exemple, comment reconnaître des e-mails suspects).

  • Surveillez et réagissez aux menaces

Enregistrez en continu l'activité d'authentification et configurez des alertes en cas d'anomalies ou d'activités suspectes (ex. lieux de connexion inhabituels ou échecs répétés). Préparez un plan de réponse aux incidents pour les comptes compromis.

Authentification vs Autorisation

Bien que ces termes soient parfois utilisés l'un pour l'autre, ils font en réalité référence à des fonctions bien distinctes. 

Pour faire simple, l'authentification est le processus de vérification de qui vous êtes, tandis que l'autorisation désigne le processus de vérification de ce à quoi vous avez accès (et ce à quoi vous ne pouvez pas accéder). 

Imaginez que vous arriviez dans un hôtel. Vous devez présenter une pièce d'identité, comme un passeport, pour que la réception puisse vérifier qui vous êtes et vous remettre votre carte d'accès (authentification). Ensuite, cette carte vous donne accès à votre chambre et à la salle de sport, mais pas aux autres chambres (autorisation).

L'autorisation fait donc suite à la réussite de l'authentification de l'utilisateur. Comme nous l'avons vu, le processus d'authentification repose sur la fourniture d'identifiants tels qu'un mot de passe ou un scan facial, tandis que l'autorisation s'appuie sur les permissions de l'utilisateur pour déterminer ce que chaque utilisateur peut visualiser et faire au sein d'une ressource spécifique. L'authentification est généralement un prérequis indispensable à l'autorisation.

Par exemple, une fois l'identité d'un employé vérifiée par l'entreprise, le système détermine les données auxquelles cet employé peut accéder pour effectuer son travail. Cela signifie que même si l'identité d'un utilisateur est vérifiée, l'accès à certaines ressources peut lui être refusé.

Ces deux fonctions sont essentielles pour garantir un accès sécurisé à un système. Elles fonctionnent main dans la main pour empêcher les attaquants d'accéder aux comptes et limiter les dégâts en cas de piratage. 

Les types d'autorisation incluent :

  • Le contrôle d'accès basé sur les rôles : Les permissions sont regroupées en rôles tels que « lecteur », « éditeur ». Lorsqu'un utilisateur accède à une ressource, le système valide son rôle et les permissions associées pour voir ce qu'il est autorisé à faire.

  • Le contrôle d'accès discrétionnaire : Le propriétaire de la ressource peut définir ses propres règles d'accès et décider qui peut consulter et/ou modifier ses ressources.

  • Le contrôle d'accès basé sur les attributs : Les décisions d'accès reposent sur des attributs tels que le poste occupé, la localisation, l'appareil utilisé ou l'heure de la journée. Par exemple, les entreprises peuvent autoriser les employés à accéder à certaines ressources uniquement pendant les heures de travail et exclusivement depuis un appareil fourni par l'entreprise.

Comment choisir la bonne méthode d'authentification pour votre entreprise ?

Avec autant de méthodes d'authentification disponibles, le choix de la bonne solution pour votre entreprise dépend de multiples facteurs : vos besoins de sécurité, l'expérience utilisateur et vos contraintes budgétaires. Il n'existe pas d'approche unique. Voici comment déterminer ce qui convient le mieux à votre organisation.

Quel type de données protégez-vous ?

La sensibilité de vos données doit dicter le niveau de sécurité de votre processus d'authentification. Pour les applications à faible risque, l'authentification basée sur la connaissance (KBA) peut suffire.

En revanche, si vous gérez des transactions financières, des dossiers médicaux ou des données d'entreprise confidentielles, vous aurez besoin de l'authentification multifacteur (MFA), de la vérification biométrique ou de l'authentification par certificat pour une protection renforcée.

Quel niveau de friction vos utilisateurs peuvent-ils tolérer ?

La sécurité ne doit jamais se faire au détriment de l'ergonomie. Si l'authentification est trop complexe, les utilisateurs trouveront des moyens de la contourner ou abandonneront tout simplement votre service. 

Bien qu'une authentification plus stricte (comme les clés matérielles ou les méthodes basées sur les certificats) renforce la sécurité, des solutions intuitives telles que l'authentification sans mot de passe ou l'authentification basée sur le risque (RBA) offrent un excellent compromis entre protection et fluidité d'accès.

Quel est votre budget pour la mise en œuvre et la maintenance ?

Certaines méthodes d'authentification impliquent des coûts récurrents. L'authentification biométrique et celle basée sur les certificats exigent une infrastructure et une maintenance spécialisées, tandis que l'authentification sans mot de passe et le Single Sign-On (SSO) réduisent les coûts opérationnels à long terme. 

Les entreprises doivent évaluer les coûts de mise en œuvre initiaux par rapport aux bénéfices à long terme pour trouver le juste équilibre.

Conclusion : L'authentification, pilier de la sécurité moderne

La méthode d'authentification idéale dépend de vos priorités de sécurité, des attentes de vos utilisateurs et de vos ressources disponibles. De nombreuses entreprises combinent plusieurs approches : par exemple, la MFA pour les opérations sensibles et le SSO pour le confort au quotidien. En alignant sécurité et simplicité d'utilisation, vous vous assurez que l'authentification renforce votre activité sans nuire à l'expérience utilisateur.

L'authentification est la clé de voûte de la sécurité numérique, mais aucune méthode unique ne convient à tous les cas de figure. De l'authentification par mot de passe aux approches biométriques et basées sur le risque, chaque option présente un équilibre unique entre sécurité, praticité et coût.

Pour les entreprises, l'enjeu est de trouver la bonne combinaison, qu'il s'agisse de la MFA pour les transactions à haut risque, du SSO pour un accès d'entreprise fluide, ou de l'authentification sans mot de passe pour améliorer l'expérience utilisateur. La sécurité ne doit pas nuire à l'utilisabilité, et la meilleure stratégie d'authentification est celle qui protège les utilisateurs sans ajouter de frictions inutiles.

En fin de compte, une stratégie d'authentification solide ne consiste pas à choisir une seule méthode. Il s'agit de les combiner intelligemment pour équilibrer sécurité, valeur et expérience utilisateur. 

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FAQ

Qu'est-ce que l'authentification des utilisateurs ?

L'authentification des utilisateurs est le processus consistant à vérifier l'identité d'un utilisateur avant de lui accorder l'accès à un système, une ressource ou une application.

Comment fonctionne l'authentification ?

L'authentification fonctionne en collectant les identifiants d'un utilisateur (comme un mot de passe, un OTP ou des données biométriques), qui sont ensuite validés par rapport aux données du système. Cela permet d'accorder l'accès à l'utilisateur, généralement en créant une session ou en émettant un jeton.

Quelle est la différence entre authentification et autorisation ?

L'authentification vérifie l'identité et constitue un prérequis indispensable à l'autorisation, qui détermine ce que l'utilisateur authentifié est autorisé à consulter ou à faire.

Quels sont les principaux types d'authentification ?

Les méthodes d'authentification sont généralement regroupées en trois facteurs :

  • Quelque chose que vous connaissez (ex. mots de passe)

  • Quelque chose que vous possédez (ex. un téléphone ou une clé de sécurité)

  • Quelque chose que vous êtes (ex. la biométrie comme les empreintes digitales ou la reconnaissance faciale)

Les mots de passe sont-ils toujours sécurisés ?

Les mots de passe peuvent toujours être sécurisés s'ils sont longs, uniques et correctement stockés. Cependant, ils restent vulnérables au phishing et à la réutilisation, c'est pourquoi de nombreux systèmes évoluent vers la MFA et des approches sans mot de passe.

Quelle est la méthode d'authentification la plus sécurisée ?

Il n'existe pas de méthode unique « idéale » pour tous les cas de figure, mais les méthodes résistantes au phishing comme les passkeys, les clés de sécurité matérielles et la biométrie associées à la MFA offrent le plus haut niveau de sécurité.

Quel est un exemple d'authentification basée sur la possession ?

Parmi les exemples courants, on trouve les mots de passe à usage unique (OTPs) envoyés par SMS ou e-mail, les notifications push approuvées sur un appareil de confiance, les clés de sécurité matérielles et les applications d'authentification générant des codes temporaires. Toutes ces méthodes reposent sur la preuve de l'accès à un élément que l'utilisateur possède physiquement, plutôt que sur ce qu'il sait ou sur sa biométrie.

Qu'est-ce qu'un mot de passe à usage unique (OTP) ?

Les OTPs sont des codes temporaires qui expirent après un court laps de temps et ne peuvent être utilisés qu'une seule fois. Ils sont couramment utilisés dans l'authentification à deux facteurs, souvent transmis par SMS, e-mail ou via des applications d'authentification. 

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